HISTORIQUE

Notre Historique est principalement composé d'extraits de différents articles de journaux de l'époque.

L'ASSAJUCO UNE ASSOCIATION DE PLUS DE 40 ANS, IMPLANTÉE SUR DIEUZE ET RAYONNANT SUR TOUT LE SAULNOIS

Les Années 1970: Sa création.

Les Années 1980: La diversification des projets.

Les années 1990: Le développement de l'action locale.

Les Années 2000: Un nouvel élan.

 

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Les Années 1970 : sa création

1971 création de l'ASSAJUCO.L'ASSAJUCO est née en 1971, en réponse à l'appel de l'ABBE PIERRE au secours des réfugiés fuyant le BENGLADESH pendant la guerre avec le Pakistan oriental

1972 : décision de récolter des fonds par le travail de récupération. A Dieuze, comme dans d'autres villes, un groupe d'amis sent concerné et se mettent au travail. Après une quête dans les quartiers de la ville qui donne de bons résultats, se pose la question des moyens financiers pour aller plus loin. A l'image de leurs frères, les Compagnons d'EmmaÜs, fondés également par l'Abbé Pierre, les membres de cette toute jeune association vont devenir chiffonniers : ramasser, récupérer, recycler, vendre tout ce qui est jeté et peut encore servir. Ils vont gagner ainsi de quoi venir en aide, pour commencer, aux réfugiés bengalis.

 Premier marché aux puces.
Jumelage avec NOAPARA (BENGLADESH). Envoi de fonds et de matériel, construction d'une école de filles.

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La foule n'a pas cessé de défiler hier jour de l’Ascension sur la place du Marché, où sont installées les trois tentes prêtées par le 13e R.D.P. et les stands du marché aux puces.


Pour le comité qui a mis tout son cœur pour préparer ce marché aux puces, c'est un succès immense et pour tous les Bengalis à qui va aller le produit de ce marché, c’est une énorme charité que Dieuze et ses alentours sont en train de réaliser… 

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1973 Le Comité d’aide au Bengale se transforme en association de coopération

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Récemment le Comité d'aide au Bengladesh s'est réuni en assemblée générale constitutive en mairie de Dieuze. Les membres actifs de ce comité ont décidé de se constituer en association reconnue, ayant pour but l'aide permanente aux pays du tiers monde en difficulté.
 
L'association portera le nom d'« Association saulnoise de jumelage - coopération » et aura son siège à Dieuze. Les membres du bureau sont Mme Geneviève Wirtz, présidente M. André Gagnieur, vice-président ; M. Michel Nevin, secrétaire M. Jean-Pierre Corbeil, trésorier Mme Jacqueline Clause, trésorier adjoint.
 
 
Dès à présent, le comité fait appel à tous pour nettoyer les greniers, les remises, les granges et demande de réserver les objets divers. Un service de ramassage sera mis en place début mai.
Des vies humaines sont en péril, ne restons pas indifférents. L'association saulnoise de jumelage - coopération compte sur tous pour l'aider dans la tâche qu'elle s'est fixée. 

1974 :entrée en relation avec la Haute Volta (financement de projets d'éducation de femmes, création d'un dispensaire de campagne). Ouverture d'une friperie à Dieuze.

 
1974 Création d’une « boutique du monde »

Une « Boutique du Monde » est en train de se créer à Dieuze, rue Gustave Charpentier.
 
Cette boutique sera la cinquième en France, après Paris Châlons-sur-Marne, Lille et Rouen, Le mouvement d'aide au tiers monde qui s'est concrétisé par les deux grands marchés aux puces de ces deux dernières années a trouvé un nouveau mode d'expression avec la création de cette boutique où seront vendus des objets du Bengale et du tiers monde. La « Boutique du Monde » ouvrira ses portes dans les prochaines semaines.

1975 Le bilan des dons au tiers-Monde effectué à l’assemblée générale de l’A.SS.A.J.U.C.O.

L’assemblée générale de l'Association de jumelage – coopération avec les pays du tiers-monde s'est tenue à la Maison des jeunes et de la culture, en présence de M. Roger Husson, maire de Dieuze.
 
Mme Wirtz, présidente, présenta le rapport moral de l'année écoulée, Une activité intense en début d’année a permis l’organisation du troisième marché aux puces, qui a attiré la foule. M. Corbeil, trésorier, commenta ensuite le rapport financier : le marché aux puces 1974 a rapporté 25.400 F ; la boutique du monde, la vente de gui, les diverses opérations (bol de riz, opération l%, dons, etc., ont rapporte la somme de 13.630 F.
Le bilan des dons au tiers monde se présente ainsi : Aide urgente au Pakistan 1972 : 22.500F ; Aide au BenglaDesh: 16.000F ; Aide à la Haute-Volta: 29,000F. Soit au total 67. ,500 F.
Cet effort financier important est le résultat de la prise de conscience des problème du tiers-monde par toute la population du canton et au delà. Après le rapport financier, le bureau a été reconduit de la manière suivante présidente : Mme Wirtz ; trésorier M. J.-P. Corbeil ; secrétaire : M. Charles Trompette : secrétaire adjoint : Mlle Catherine Lormant. M. Olivier Melard remplace Mme Clause au titre de membre du bureau.

 

1976 : entrée en relations avec l'Amérique Latine (projets de formation d'éducateurs des enfants des rues de Rio, soutien aux paysans sans terre, financement d'instituteurs et de soignants dans les favelas de Quito.

 
Le jumelage de Dieuze avec deux villages du tiers monde.

La Boutique du monde, rue Gustave Charpentier, est bien connue de tous; elle reçoit des dons en vêtements, objets divers, et a pu aider déjà bon nombre de personnes. En ce moment, une lettre d'amitié y est entreposée, tout le monde peut venir la signer; elle est destinée aux habitants de Komadougou, ville jumelée avec Dieuze, et sera emmenée là-bas par deux personnes de la ville très prochainement. Cette lettre sera ainsi un «message» d'amitié, entre Lorrains et Africains et témoignera de la bonne volonté des gens de chez nous.
Grâce au comité de jumelage coopération, de fructueux échanges ont été faits au cours de ces dernières années avec le BanglaDesh déjà, puis la Haute-Volta. Les marchés aux puces organisés avec l'aide de tous ont été des succès.
La somme de 33.217 francs a été recueillie grâce aux soixante dix volontaires qui ont participé, à l’organisation du marché; un groupe des compagnons d’Emmaüs et d'étudiants africains se sont joints aux Dieuzois pour la vente au marché aux puces. La population non seulement de Dieuze, mais de tous les alentours, avait à nouveau « vidé les greniers ou les caves » afin d'alimenter le marché. De leur côté, les commerçants ont remis divers dons qui ont permis de faire une tombola.
Une information très détaillée concernant l'emploi de l'argent du marché aux puces peut être consultée par tous à la Boutique du monde, tous les vendredi matin et samedi après-midi. Des lettres et photos témoignent de la réception et de l'utilisation des fonds reçus (maternité à Komadougou, moulin également à Komadougou).
Il reste encore beaucoup de choses à faire, l'équipement de forges, la formation de soudeurs, un barrage en Haute-Volta, toutes choses vitales pour la vie des gens de ce pays. Il y a de la place pour tous les volontaires. Il y de quoi maintenir les efforts. Dieuze et tout son canton ont démontré que la charité n’est pas un vain mot.

 

1977 Kera Puits de la cité éducative Classes et maison de l’instituteur


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1977 Les travaux avancent à la boutique du monde

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1979 Envoi de vêtements en Zambie

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Un des objectifs de l'association saulnoise de jumelage coopération (ASSAJUCO), est de venir en aide à des peuples frappés par la guerre ou par une catastrophe.
C'est ainsi que l'association est intervenue pour les populations réfugiées en Zambie, en Inde, pour les victimes du tremblement de terre au Guatemala.
Aujourd'hui, l'association lance un appel à tous pour l'envoi de vêtements aux populations sahraouis. Réfugiés dans le désert, femmes et enfants souffrent actuellement du froid. Aussi, un envoi de vêtements sera fait ces jours-ci. Vous pouvez apporter des vêtements, couvertures, tissus pouvant servir à faire des tentes.
D'autre part, le comité a reçu de nombreux fourneaux après un appel mais il manque encore des cuisinières.
 

1979 Une « première » à l’ASSAJUCO

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Désormais, chaque premier samedi du mois, l'ASSAJUCO propose au public une vente de bibelots, mobiliers, matériels de chauffage ou de cuisine, etc., soit un mini marché
aux puces, comme il y en a maintenant un par an sur Dieuze...
Dans le local entrepôt de l'Assajuco, chemin Royal les affaires étaient exposées. Samedi, pour la première fois, une vente semblable était organisée. Le succès a été très encourageant.
Rappelons toutefois que la vente de vêtements, objets d'artisanat, etc., continue dans les locaux de la boutique du Monde, rue Gustave Charpentier, chaque vendredi matin et samedi après-midi, et également dans la salle Maurice-Colas.
Par ces ventes publiques, l'Assajuco peut ainsi continuer l'action entreprise il y a de nombreuses années, d'aide aux pays en voie de développement, avec des envois d'argent finançant l'achat de matériaux pour la culture des terres, la création de puits, la création d'écoles ou de dispensaires...

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Les Années 1980 : le développement

1980 : développement des relations avec l'Amérique Latine.

La boutique du monde

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Marchés Aux Puces

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1981 La campagne de ramassage ASSAJUCO bat son plein

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A quelques semaines du marché, aux puces, la campagne de ramassage bat son plein à Dieuze et dans tout le canton. Passée à Tarquimpol, à Lindre Basse, à Bourgaltroff, à Guébling au cours de cette semaine, la camionnette va continuer ses tournées.
 
Des jeunes gens tous bénévoles consacrent des journées de labeur à l'œuvre de l'Assajuco. Ils ont reçu un bon accueil des habitants familiarisés depuis des années avec cette activité.
 
Il est possible de donner toutes sortes de choses: meubles, fourneaux, lits et literies, appareils ménagers, motos et cycles, télés et radios, livres disques, vaisselles, bibelots vêtements, les vieux papiers, ' journaux, cartons, bouteilles, ferrailles, sacs plastiques et médicaments.
 
Ce travail permettra la construction de puits à Komadougou en Haute-Volta et bien d'autres projets.
 

 
1985 A Sarrebourg chantier de récupération de l’ASSAJUCO

Pour la troisième fois, l'ASSAJUCO organise un ramassage de vieux objets dans toute la ville. Pendant quatre jours, des jeunes vont sillonner les rues, appelant les habitants à ranger placards et armoires, à vider caves et greniers. Qui sont-ils ? Des bénévoles ayant trouvé ce moyen pour apporter la contribution de nos pays nantis aux paysans sans terre des Andes ou du sud du Brésil, aux enfants des camps de réfugiés namibiens, aux jeunes marginalisés des favelas de Rio.
 
Par la lutte contre le gaspillage, en recyclant, revendant, récupérant tout ce qui peut encore servir, ils essaient de faire œuvre de solidarité.
 
Ainsi, comme les années précédentes, les Sarrebourgeois réserveront un bon accueil aux jeunes «récupérateurs».

1985 « Le bol de riz », le sacrifice d'une soirée au profit du tiers monde.

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Comme chaque année avant son chantier de ramassage de Pâques l'ASSAJUCO organise une campagne d'information dans la région. Cette année des soirées ont été programmées dans diverses localités : Loudrefing, Mittersheim, Langatte, Languimberg, Fribourg, Berthelming, Desseling, mais d'autres villages seront encore visités, Belles-Forêts, Maizières, Assenoncourt, Virming, Azoudange et Diane-Capelle. Un bol de riz est proposé aux personnes qui acceptent de se priver d'un repas et d'en verser le prix pour une action de développement. Cette soirée a eu lieu le samedi 9 mars, à la maison du troisième âge de Dieuze, le 12 mars à Mulcey et samedi 16 mars à Moyenvic. Elle se renouvellera le 4 avril à l'ancienne cantine du collège, à Château-Salins.
 
Après le « bol de riz », une information-débat est donnée sur le thème d'une réflexion sur les conditions de vie, de santé et de travail des enfants du tiers monde à l'exemple des enfants de Namibie, actuellement regroupés dans des camps en Angola.
 
L'argent recueilli à l'occasion des soirées « bol de riz» servira à la fourniture de matériel scolaire pour ces enfants.

1987 Soirée « brésilienne» à la M.J.C. de Dieuze

Depuis 16 ans, l'association oeuvre en faveur des pays sous développés d'Amérique latine. Les fonds collectés par ces ventes : cartons, verres recyclés, articles ménagers, vêtements de tous poils ont permis d'envoyer des fonds considérables. Pérou, Colombie, Brésil, etc., savons nous exactement ce qui se passe dans ces paradis latins où la richesse aveuglante de certains n'a d'égale que la pauvreté des bidonvilles et la misère des paysans sans terre.

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Pour faire connaître la vie contrastée de ces pays lointains dont chacun se fait une idée approximative, souvent paradisiaque, l'Assajuco organise ce soir samedi à 20 h 30 à la MJC de Dieuze une réunion-débat avec la présence de Pascale Charlier, présidente du Mouvement «Fé et Alégria» de Rio de Janeiro qui, à l'aide de diapos et de films, éclairera le public sur la réalité de la vie brésilienne.
 
Le Brésil va bientôt maîtriser la technologie nucléaire, il se situe au 8e rang des puissances économiques du monde. Il exporte des voitures, armes, avions, café, fer, soja. Ce Brésil là ne profite qu'à un tiers des Brésiliens, les autres, petits paysans chassés de leurs terres errent sur les routes, viennent de s'entasser dans les favelas (bidonvilles), font figure d'inutiles.
 
La superbe baie de Rio de Janeiro sera complètement asséchée d'ici 40 ans car elle est devenue le déversoir incontrôlé de quelque 10 millions de personnes qui vivent sur ses bords. Pays riche et puissant, au développement spectaculaire où explose la vie, rien ne s'y fait pour éviter les catastrophes écologiques ou sociales. La guerre entre les deux Brésil a commencé : celui des favelas, les gens qui vivent en marge de la Société industrielle et les Brésiliens qui sont intégrés à celle-ci. Pour faire tourner l'économie moderne, 40 millions de personnes suffisent, les autres, 100 millions doivent se débrouiller pour «survivre» tels Célio et Ica, ces deux «petits voyous» de la favela Rocinha, abandonnés comme des milliers d'autres qui tentent d'exister avant une mort précoce et souvent violente...
 
Les spectateurs présents ce soir à la maison des jeunes et de la culture de Dieuze seront, c'est certain, vivement intéressés par les photos et les explications de Pascale Charrier. Qui, mieux qu'une Brésilienne peut conter son pays ?

1988 Pérou et, Brésil via l'Assajuco

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Les bénévoles de l’Assajuco chargent un wagon en gare de Dieuze de matériaux recyclables collectés dans toute la région.

Le secrétaire de l'Assajuco, également président du Centre international de coopération pour le développement agricole séjournera en septembre au Pérou. L'association y développe des actions toujours plus importantes et nombreuses en appuyant les organisations paysannes: création de coopératives, transformation des céréales, de la laine d'alpage, de la viande, la formation des agriculteurs, construction de canaux d'irrigation, amélioration de la production, reboisement, etc. Aujourd'hui, le CICDA travaille dans cinq provinces du Pérou en collaboration avec les services péruviens du développement agricole et des organismes d'obédience internationale tels que le FAO.
 
Il est important que les personnes se rencontrent pour échanger et pour mieux se comprendre et réaliser ainsi un travail efficace.
 
Il est aussi important que les échanges de personnes se fassent dans les deux sens. C'est pourquoi, l'Assajuco accueillera du l er au 15 octobre, Célia Torres, animatrice brésilienne qui travaille avec les enfants des rues de Rio de Janeiro. Depuis plus de 5 ans, l'Assajuco, finance le salaire d'une équipe d'animateurs brésiliens qui vivent et luttent dans les grandes favelas de cette de terre rêve mais aussi de misère.
 
Célia Torres témoignera de la dure réalité des enfants, contraints dès leur plus jeune âge au travail, à la prostitution, à la mendicité, à la drogue et au crime. Se sera l'occasion pour cette ambassadrice de rencontrer les organisations locales, les jeunes des établissements scolaires, les mouvements d'église, la presse. Quinze jours d'intenses activités, d'information réciproque, de rencontres, d'échanges...

1988 « Les enfants de Rio » au centre du débat.

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Une centaine de personnes assistaient à la conférence débat organisée par l'Assajuco et Amnesty International à la Maison du 3c âge à Dieuze, sur le thème des « enfants de Rio ».
 
Célia Torres, éducatrice de rue dans le grand bidonville de la Rocinha, travaille pour le mouvement d'éducation populaire « Fe e alegria » (Foi et Joie), fondé par un jésuite, il y a 30 ans.
 
Elle a d'abord évoqué. La nouvelle constitution qui vient d'être élaborée au Brésil. Elle a exprimé avec beaucoup de force l'espoir dont cette constitution est porteuse par les Brésiliens les plus démunis. Célia Torres a présenté ensuite le mouvement « Fe e Alegria ». Elle a parlé de ces militants comme des professionnels qui vivent un engagement de toute leur personne pour changer une société profondément injuste. A travers quatre grands pôles d'action : les crèches, les enfants des rues, la santé et les coopératives d'alimentation, le mouvement « Fe e Alegria » poursuit le même objectif qui est d'éduquer et non assister, amener les gens à être eux-mêmes acteurs dans l'amélioration de leur vie. A travers la construction, l'organisation, la gestion des crèches, de coopératives d'alimentation, le gens des bidonvilles réfléchissent sur leurs conditions de vie, analysant les situations, cherchent comment les changer. Vivre avec les enfants des rues, longuement les observer, les écouter, pour qu'un jour, ils passent de la horde au groupe organisé, pour qu'ils retrouvent une volonté de vivre, tel est l'objectif des éducateurs de rue.
Les personnes présentes ont senti combien Célia Torres croit à ce qu'elle fait et met toute sa vie au service des « enfants de Rio ».
 
Cette rencontre a permis aux membres de l'Assajuco de fortifier leur motivation pour continuer à apporter leur aide à « Fe e Alegria », c'est sur cette promesse que le président Roland Assel clôturait la soirée, au cours de laquelle le mouvement Amnesty International avait présenté également la campagne d'action qui vient d'être engagée avec le Brésil.
Justement, depuis le 8 septembre, le groupe d'Amnesty International participe à la campagne d'information et d'action pour que cesse la vague de terreur et d'exécutions dont sont victimes les paysans du' nord du Brésil. « Des centaines de personnes auraient été torturées », selon le mouvement A. I. « maltraitées ou tuées avec le consentement d'autorités supérieures ».
 
« Pourquoi ces atteintes aux droits de l'homme ne font-elles pas l'objet d'enquêtes ou de jugements », s'interroge Amnesty. Les membres de l'association vont demander aux autorités fédérales et locales du Brésil et à toutes les organisations influentes de prendre des mesures pour que « les auteurs de ces assassinats soient jugés ».
 
Amnesty International appuie son action sur la Déclaration universelle des Droits de l'homme dont le 10 décembre marquera le 40e anniversaire.

 

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Les Années 1990 :

Dom Fragoso à l'ASSAJUCO La Solidarité au-delà des continents

L'ASSAJUCO accueillait, ce dernier lundi, Dom Fragoso, évêque de Crateus au Nord - Est du Brésil. Le prélat a tenu par sa visite à rendre hommage à l'action de l'association qui coopère au développement des peuples dans le monde, et tout particulièrement en Amérique Latine.

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Dom Fragoso, évêque du Nord - Est brésilien, entouré du sénateur maire et des membres de l'association.

Dom Fragoso, un évêque? Encore faut-il le savoir, tant émanent de cet homme, simple bonté et fraternité. La maison du 3em âge toute fleurie a fêté l'un des siens, pèlerin de par le monde, portant à la connaissance des peuples frères combien le Brésil, son pays, cache par-delà le célèbre "pain de sucre" de la bien de Rio et. les fastes du carnaval une misère, un appauvrissement, particulièrement chez les paysans sans terre, perdus et accrochés à leur terroir où ils survivent bien souvent par leur farouche volonté.

Depuis deux ans, l'église brésilienne est l'objet de vives attaques de la part des grands propriétaires. Elle est même accusée par les militaires de l'ancienne dictature de porter atteinte. à la sécurité nationale. Pourquoi ? Parce qu'elle a fait résolument le choix des pauvres dans ce pays d'immenses richesses où 70 1%) de la population vit dans la misère et la pauvreté.
"Je suis heureux d'être venu ici pour la première fois où des gens vivent et se sentent solidaires avec le tiers monde. C'est une joie lorsqu'on vient du bout du monde de rencontrer partout. des personnes que l'on ne connaît pas, mais qui oeuvrent dans une extrême pauvreté. Je viens de si loin et je suis accueilli comme un frère, a dit le prélat, vous avez dans vos cœurs les même sentiments que les pauvres, de là-bas. Quand vous collectez, triez lors de vos ramassages, je sais que c'est pour vos frères du Brésil, du Pérou et d'autres. Votre argent nous donne une aide, votre action une force indescriptible que l'on ne trouve que dans la fraternité.
Je suis extrêmement honoré par votre accueil et vous exprime au nom de l'église et du peuple brésilien ma profonde gratitude."

Après avoir visité les divers bâtiments de l'Assajuco, un vin d'honneur suivi d'un repas étaient servis au troisième âge où tour à tour les personnalités ont pris la parole. Roland Assel, président de l'Assajuco : "Votre présence est un temps fort pour notre association. Vous nous redonnez du courage et de la volonté pour tout ce que nous faisons. Nous vous envoyons de l'argent, vous allez découvrir comment toutes ces personnes autour de vous oeuvrent bénévolement dans un but dont le nom rayonne dans tous nos cœurs : la charité".

M. Roger Husson, sénateur maire: "Votre venue à Dieuze est ressentie comme un honneur par nous tous. Le Brésil est un pays frère, nous ici catholiques souffrons de savoir que ce paradis terrestre cache tant de misère. Chrétiens, nous devons avoir en nos cœurs l'amour de la famille car nous représentons une famille dans l'église et nous devons de ce fait essayer de comprendre et aider nos frères."

L'abbé Christian Ott : "Ancien prêtre de la paroisse, aumônier diocésain du MRJC, notre association entretient des liens privilégiés avec l'Assajuco. La visite de Dom Fragoso me permet aujourd'hui de retrouver Dieuze, cela est ressenti comme un évènement surtout dans les zones rurales, sensibilisées par les graves problèmes des paysans sans terre du Brésil. La présence du MRJC est le signe d'une solidarité internationale qu'il convient de poursuivre et d'intensifier."

Cette visite sera sans doute inscrite au livre d'or de l'association et redonnera confiance à tous ceux qui, par leurs dons, militent pour l'égalité et le bonheur des peuples du monde entier.

 

1991 Vingt ans de solidarité planétaire, fêtés à Dieuze

Avec les 2,84 MF collectés, l'association lorraine pour le Développement des Peuples a soutenu une vingtaine de campagnes de par le monde.

L'association lorraine pour le Développement des Peuples (ASSAJUCO) illustre une solidarité Lorraine-sud inventive et exemplaire. A Dieuze ce week-end, elle a fêté 20 ans de système D mis au service d'une générosité à couper le souffle.

En vingt ans, qui mobilisent trois cents bénévoles à raison de 8 000 h par an, l'AS.SA.JU.CO draine 2,84 MF. En prise sur le tiers-monde, Geneviève Tresse-Wirtz, Livier Mélard, Gilles Guillebault, Roland Assel, et leurs amis appuient des interventions en Asie, en Afrique, en Amérique Latine, et plus récemment en Europe à destination de la Pologne et de la Roumanie.

En cheville avec les réseaux de Frères des Hommes, du Croissant Rouge algérien, du mouvement antiapartheid, du MRAP, l'association lorraine multiplie les dons pour des écoles, des dispensaires, des puits, des crèches, des opérations pour les population défavorisées du Burkina-Faso, de l'Equateur, de la Tanzanie, du Bénin, du Nicaragua.

Plus loin que l'aide d'urgence.

La radio des hauts plateaux péruviens, c'est elle. Le soutien au mouvement brésilien des " sans terre", c'est elle. La liste de ses initiatives est spectaculaire!

"Nous essayons d'aller plus loin que l'aide d'urgence, vers des réalisation à long terme pour lesquelles nous investissons dans la confiance de nos partenaires ", clament les responsables de "Lorraine - Développement des Peuples ".

Non contente d'irriguer la solidarité vers le Sud, l'association s'impose une réflexion et un mode d'accueil dans le sens Tiers-Monde-France.

En vingt ans, l'AS.SA.JU.CO reçoit et forme en Lorraine des dizaines d'ingénieurs agronomes, d'assistantes sociales, de techniciens de la coopération. Elle héberge des avocats, des évêques, des missionnaires, des éducateurs et nourrit son rayonnement régional de conférences, de rencontres, d'informations publiques.

Ce week-end à Dieuze, 130 personnes se sont réjouies "du travail énorme accompli par une équipe de copains". Vingt ans d'un militantisme pragmatique et modèle qui agissent comme un précieux anti-dote dans une époque de morosité frileuse et d'individualisme forcené.

1992 : Achat d'un bâtiment rue du Prel (aménagement réalisé par des bénévoles) pour y implanter la friperie, la boutique ADM et un logement social en lien avec le GIPDALE.
 

1993 : Transfert de la friperie et de la boutique ADM à la rue du Prel.
 

1994 : Ouverture d'une friperie à Château Salins.
 
1994 : Démarrage officiel d'une commission sociale (avec budget dédié à ses actions) pour venir en aide aux personnes de notre région en difficulté.

 

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Les Années 2000 : Un nouvel élan

2001 30e marché aux puces de l'ASSAJUCO

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Le dimanche 27 mai de 9 h à 18 h dans les locaux de l'ancienne gare de Dieuze, l'Assajuco organise son traditionnel marché aux puces, le trentième du nom. Depuis trois décennies, une équipe de bénévoles de la région du Saulnois récupère, recycle et revend tout ce qui peut être réutilisé. Le public trouvera un grand choix d'objets en tout genre : mobilier, vaisselle, équipement ménager, vêtements, livres, jouets, sans oublier du linge ancien. Un stand Artisans du monde sera également présent au marché et proposera de nombreux produits en provenance du Tiers-monde : artisanat, produits alimentaires exotiques, livres, papier recyclé, etc... Rappelons que cette démarche s'inspire du commerce équitable, des échanges qui proposent un produit de qualité au consommateur et favorise la juste rémunération du producteur. On vient de loin pour fouiller, chiner, flâner, pour trouver la bonne affaire et faire en même temps une bonne action. Chaque acheteur est ainsi associé à l'action de l'Assajuco car le produit de cette vente permet de soutenir des projets de développement et de solidarité. Comme au Brésil, la formation d'éducateurs et l'accueil des enfants des rues (scolarisation, aide à la réinsertion ... ) ; en Equateur, deux centres de santé et deux écoles (primaire et collège) sont ouverts à la population la plus marginalisée du pays et accède à une formation professionnelle, des convois humanitaires pour la Bosnie et la Roumanie. Dans le Saulnois, l'association apporte une aide sociale auprès de personnes en difficulté (prêt de mobilier, accompagnement dans les démarches administratives, écoute ... ).

C'est ainsi que l'Assajuco a pu financer ces actions pour 412 000 F en 2000 et elle a besoin d'un soutien massif du public pour continuer sa mission.

 

2002 Le plus grand repas populaire de l'année.

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Dans les coulisses, les bénévoles issus de sept associations locales se démènent pour que tout soit prêt samedi soir.

Samedi 14 décembre aura lieu pour la cinquième année consécutive un grand repas de la solidarité à Dieuze, place des Salines sous, chapiteau chauffé. L'Assajuco et les sept associations organisatrices (stand de tir, club des Retrouvailles, MJC, Hélice Saulnoise, Protection Civile, les Restos du Cœur, et le CCAS) attendent de nombreux participants (plus de 800 en 2001) pour partager un moment de détente et de joie au son de Bleu Nuit. Afin de financer ce repas (gratuit et ouvert aux dons), des stylos personnalisés "Respect Solidarité Dieuze" sont proposés au prix de 1,5 C. Tout le monde peut y participer; rendez-vous sous le chapiteau ce samedi 14 décembre à partir de 19 h.

 

2003 L'ASSAJUCO persévère dans l'aide et le soutien

S'il est bien une association à multiples facettes dans la commune, c'est l'Assajuco. Bilan des nombreuses actions lors de l'assemblée générale.

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Il faut bien l'avouer, cette association dieuzoise qui compte 150 adhérents n'est pas banale: l'Assajuco gère un grand nombre de bénévoles actifs sur place, aide les plus démunis du secteur et soutient des projets d'envergure à l'autre bout de la planète. Localement, deux grosses manifestations donnent le ton à l'ensemble des activités : le célèbre marché aux puces reste le temple de la récupération et draine une nombreuse clientèle, tandis que la nuit de la solidarité, en partenariat d'autres associations dieuzoises, stimule la fraternité et la convivialité, le temps d'un repas à grande échelle.

Au quotidien, le travail des équipes de bénévoles ne passe pas inaperçu non plus. La friperie (ainsi que la boutique Artisans du monde) ouvre ses portes plusieurs fois par semaine et chaque premier samedi du mois, la gare s'étoffe de nombreuses brocantes. Mais il reste encore de nombreuses actions quotidiennes plus discrètes. Car avant d'être mis en vente, tous les objets sont récupérés lors de dépôts, de ramassage ou d'opérations vide greniers. Ils sont ensuite triés et acheminés dans les différents Lieux de vente. Ce gros travail de manutention demande des équipes solides et disponibles. A ce niveau-là, une première réflexion est faite pour tenter de regrouper certaines activités dans un même local qui servirait de lieu d'accueil, de stockage et de vente. Plusieurs pistes sont à suivre pour parvenir à trouver une solution acceptable, surtout après la perte d'un des lieux de stockage,

Le travail effectué à Dieuze sert à soutenir des actions sociales. Localement, 86 interventions ont été effectuées durant l'année 2002, permettant à des gens en difficultés de trouver des solutions à leur vie quotidienne. Il semble que la demande d'aide sociale augmente de façon préoccupante (cette constatation est également faite par plusieurs associations à but social). Une réflexion est menée à long terme. Les projets de soutien continuent au Brésil et en Equateur également. Suivis depuis de longues années par les membres de l'Assajuco, les écoles et centres de santé de Tingua, de Quito et de la Concordia poursuivent leurs programmes respectifs en gardant un contact quasi permanent avec l'association dieuzoise. Un nouveau projet prend forme avec l'installation de panneaux solaires en Bolivie.

Toutes ces activités et ces projets prouvent que la réflexion se poursuit à l'Assajuco et que le travail ne manque pas. Heureusement, de nombreuses bonnes volontés s'ingénient à donner quelques heures de leur temps régulièrement, pour la bonne cause.

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